L'ambassadrice rend visite à la fête des dattes à Tidjikja

Tidjikja Agrandir l'image (© Sidi M. Lemine) A Tidjikja, une ville oasis historique, la 7ème édition de la tradition reprise d'une fête pour marquer la récolte des dattes a eu lieu du 14 au 16/07/2017. Les représentants des principales familles de cet ancien centre d'érudits islamiques ont œuvré pour la renaissance de la tradition. Par le passé la récolte des dattes a attiré la population nomade de Mauritanie. Le festival est célébré avec un marché dans lequel non seulement les dattes fraîches, mais aussi des arts et de l'artisanat de la région sont proposés. Le soir, un programme culturel a eu lieu sur une scène dans le nouveau centre-ville, qui comprend également les performances d'autres régions de ce grand état territorial.

Tidjikja, capitale de la région administrative Tagant, compte aujourd'hui environ 20 000 des vêtements colorés Agrandir l'image (© Sidi M. Lemine) habitants. La ville oasis est située au bord d'un des plus grandes palmeraies de dattes de la Mauritanie. La ville a été fondée en 1680 par une tribu berbère qui a été exilée de la zone autour de Chinguetti. La tribu déplacée migrait environ 270 km vers le sud pour s'installer dans un lieu avec des caractéristiques géographiques, hydrologiques, climatiques similaires. Tidjikja s’est développé - similaire à l'origine de la population - en centre d'érudition islamique. Aujourd'hui, environ 5 000 manuscrits ont été conservés dans 20 bibliothèques de familles. Dans la vieille ville de Tidjikja on trouve à côté des maisons de marchands anciennement riches les maisons et les centres d’enseignement des érudits islamiques. Les madrassas ont attiré à partir du 17ème siècle, les étudiants qui se sont penché sur la loi islamique et de la philosophie.

Récolte des dattes Tidjikja

Protection des dattes

Pour les populations nomades, les oasis forment un centre d'attraction lors de la récolte des dattes. Les tribus nomades qui se sont déplacés avec leurs troupeaux  presque toute l'année et se sont nourris  du lait et de la viande de leurs animaux n’ont pas seulement mangé des dattes fraîches dans les oasis. Ici, les informations ont été échangés et les mariages arrangés. Cette vie  archaïque d’une perspective européenne  a pris fin en Mauritanie seulement vers  1970 sous l'impact de la sécheresse prolongée. Les gens ont perdu une grande partie de leurs troupeaux et se sont enfuis vers les centres urbains, en particulier à Nouakchott.